vendredi 1 juillet 2011

Sommeil

Ô Sommeil, ô Mort tiède, ô musique muette ! 
Ton visage s'incline éternellement las, 
Et le songe fleurit à l'ombre de tes pas, 
Ainsi qu'une nocturne et sombre violette.

Les parfums affaiblis et les astres décrus 
Revivent dans tes mains aux pâles transparences 
Évocateur d'espoirs et vainqueur de souffrances
Qui nous rends la beauté des êtres disparus.

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